Huit ans et l’histoire continue

Huit ans et l’histoire continue

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René Julien, MBA, CFA

Directeur des investissements

rene.julien@bluebridge.ca

Huit ans et l’histoire continue

Le marché haussier américain célèbre déjà ses huit ans. Après un début difficile, un des pires de l’histoire, le marché boursier américain a rebondi fortement tout au long de l’année, notamment avec un gain de 1,98 % en décembre, pour clôturer 2016 avec un gain de 11,96 %. Ce rendement allait à l’encontre de la croissance économique mondiale, des changements géopolitiques (Brexit et Trump), des anticipations de la hausse des taux d’intérêt par la Réserve fédérale, des évaluations boursières relativement élevées et de la croissance décevante des bénéfices. En revanche, en dépit du soutien constant de la BCE, les actions européennes n’ont pas suivi le rythme malgré un rendement élevé de 5,84 % en décembre, et ont connu leur pire année depuis 2011, avec un gain de seulement 2,58 % en 2016. Pour ce qui est des différents secteurs, celui des soins de santé a affiché le pire rendement à l’échelle mondiale au cours de l’année. À l’inverse, les secteurs des matériaux et de l’énergie sont les grands gagnants. Du point de vue du style d’investissement, la valeur a nettement dépassé la croissance en 2016.

Entre-temps, après avoir été à leur plus bas cet été, les taux de rendement des obligations ont inversé leur cours et clos l’année à 2,48 % et 0,17% pourles obligations du Trésor à plus de 10 ans aux États-Unis et en Allemagne. Ainsi, l’indice mondial des obligations a affiché un maigre rendement de 2,09 % (en USD) pour l’année. Le rendement des obligations gouvernementales était faible  à 1,65 %. Entre-temps, le secteur des obligations à haut rendement a affiché un rendement impressionnant de 14,27 %, alors que les écarts relativement aux taux des obligations du Trésor ont diminué de plus de la moitié au cours de l’année, passant d’un sommet de 8,87 % en février à 4,22 % à la fin de l’exercice.

La reprise du dollar américain au cours des trois derniers mois a permis à la devise de conclure l’année en territoire positif comparativement à l’euro et au franc suisse. Elle a également augmenté son gain contre la livre sterling. La reprise n’a toutefois pas suffi à compenser la perte annuelle accumulée par rapport au dollar canadien et au yen. Néanmoins, l’indice du dollar américain (DXY), une mesure du taux de change du dollar par rapport aux principales devises mondiales, a progressé de 3,63 % en 2016, affichant des gains pour la quatrième année consécutive.

Pour ce qui est des matières premières, le prix du pétrole a repris au cours de l’année, passant de 26,21 $ à 53,72 $ à la fin de l’exercice grâce à une entente de réduction de production conclue par les membres de l’OPEP. Parallèlement, l’or a connu une bonne année avec un rendement de 8,14 %, malgré une atténuation des gains enregistrés au dernier trimestre.

Dans l’ensemble, après un début d’année historiquement difficile, les marchés ont fait preuve de résilience face à de forts vents contraires et ont réussi à fournir des rendements respectables aux investisseurs pour 2016. Cependant, avec la nouvelle année viennent de nouveaux défis. Le marché américain célébrera-t-il une neuvième année de hausse ? Comment une recrudescence de l’inflation et des taux d’intérêt plus élevés influenceront-ils la croissance économique et les marchés? Qu’en est-il du paysage géopolitique? Ce sont quelques-unes des questions importantes que nous devons prendre en considération lors de la gestion des portefeuilles de nos clients en 2017. Qu’à cela ne tienne, la clé du succès est de rester vigilant en ce qui concerne nos décisions d’allocation d’actifs.

Bonne année à toutes et à tous.