En attente !

En attente !

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René Julien, MBA, CFA

Directeur des investissements

rene.julien@bluebridge.ca

En attente !

Les investisseurs semblaient être plus ou moins en mode attente au cours du mois de septembre, vraisemblablement en espérance de nouvelles plus importantes pour justifier un ajustement à leurs portefeuilles et faire bouger les marchés. Cela ne signifie pas que le mois s’est passé sans que le marché fasse les manchettes ; toutefois, chaque nouvelle semblait être atténuée par les espoirs, ou les craintes d’un dénouement différent par la suite. D’une part, l’annonce d’une possible amende de 14 milliards de dollars imposée à la Deutsche Bank, pour son rôle dans la crise financière, a accablée les actions (un recul de 11,6 % sur le mois) et a pesé lourdement sur le secteur bancaire européen, qui connaît déjà une mauvaise année. Cependant, la nouvelle voulant que le montant de l’amende puisse être bien moindre s’est rapidement répandue, aidant le cours de l’action à récupérer un peu lors du dernier jour de bourse du mois. Comme si cela ne suffisait pas à ébranler la confiance dans le secteur bancaire, une autre nouvelle est tombée : Wells Fargo a été condamnée à payer une amende de 185 millions de dollars. De 2011 à 2015, les employés de la banque avaient secrètement créé jusqu’à 2 millions de comptes, sans l’autorisation des clients et à leur insu, afin de répondre aux objectifs de vente et de recevoir des primes. Par conséquent, la banque a congédié plus de 5 000 employés. Cette situation a mené le Congrès à tenir des audiences et le département de la Justice des États-Unis à effectuer une enquête. Les actions de Wells Fargo ont chuté de 12,8 % au cours du mois.

Entre-temps, la réunion de septembre de la Réserve fédérale américaine a eu lieu. Celle-ci a décidé, comme prévu, de garder le cap. Ainsi, la probabilité d’une hausse des taux en décembre se maintient aux alentours des 60 %. Par conséquent, les investisseurs demeurent dans un état d’attentisme, puisque les chances que la Réserve fédérale américaine agisse lors de sa réunion de novembre, une semaine avant les élections présidentielles, sont quasi nulles. Justement, le premier débat présidentiel a eu lieu le 26 septembre. Nous ne commenterons pas le débat, mais nous voulons simplement souligner que, selon le Wall Street Journal (qui calcule la moyenne de plusieurs sondages individuels), l’avance de Hillary Clinton aurait augmenté après le débat.

Le pétrole a aussi fait les gros titres. Le prix a grimpé dans les deux derniers jours de bourse, en raison d’un rapport dans lequel les membres de l’OPEP ont convenu de la nécessité de réduire la production de pétrole brut afin de restreindre l’offre excédentaire mondiale. Toutefois, le plan final pour effectuer ces réductions a été reporté à la fin novembre. Néanmoins, le WTI a clôturé le mois à 48,24 $ par baril, une hausse par rapport à un bas de 43,62 $ le mois dernier.

Les indices S&P500 et MSCI Europe sont demeurés inchangés en septembre, tandis que l’indice canadien S&P/TSX a connu une hausse de 1,2 %. À leur tour, les marchés obligataires ont aussi été calmes, l’indice Barclays Global Aggregate progressant de seulement 0,6 % pour le mois. Les devises, quant à elles, ont été légèrement plus actives. L’euro et le yen ont connu une hausse, tandis que la livre sterling et le dollar canadien ont chuté par rapport au dollar américain. Alors que les marchés semblent être en mode attente, nous, en revanche, demeurons actifs en continuant de chercher des occasions d’investissement attrayantes pour nos clients.