Débuter sa carrière en petite entreprise

Débuter sa carrière en petite entreprise

Gabriel Couturier

Stagiaire, Affaires juridiques et corporatives

Gabriel.Couturier@bluebridge.ca

Débuter sa carrière en petite entreprise

Nous avons rejoint Blue Bridge en mai dernier, après un baccalauréat en droit à l’Université de Montréal. Grâce à nos différentes missions au département d’administration des Trusts ou au sein du service des affaires légales et corporatives, nous pouvons affirmer que nous avons eu droit à un véritable baptême de feu signé Blue Bridge.

Qu’est-ce qui nous a motivés à entamer notre carrière juridique dans une PME qui a moins de 15 ans d’existence ? Avant d’aller plus loin, nous voulons vous offrir un avant-goût de la façon dont les universitaires perçoivent la scène juridique québécoise.

Il est évident que les grands cabinets occupent le rôle principal dans la publicité universitaire. Ce sont les acteurs le plus importants du milieu, ils ont des moyens financiers importants et de gros besoins en matière de recrutement.

Toutefois, cette publicité crée un effet pervers dans l’atmosphère du droit universitaire : la Course au stage. En effet, pour accéder à la profession d’avocat, un des prérequis du Barreau du Québec impose un stage de six mois auprès d’un membre du Barreau. La Course au stage est donc le moyen le plus encadré, le plus rapide et le plus profitable pour des jeunes professionnels ; le processus est fixé par une entente entre une cinquantaine de recruteurs. Les étudiants peuvent se porter candidats dès leur deuxième année de bac. Ajoutons ici que les avantages financiers offerts sont considérables (possibilité d’emploi d’été, inscription au Barreau payée, salaires extrêmement compétitifs).

Tous les recruteurs vous le diront : ce processus n’est pas pour tout le monde. À terme, les 20% d’étudiants qui sont engagés dans le cadre de la Course au stage sont souvent ceux qui possèdent le meilleur dossier académique ou qui ont des contacts établis dans le milieu. Pour les autres, l’aventure commence. Avec un marché juridique saturé (il existe plus de 25 000 avocats au Québec), la profession d’avocat n’est pas la plus alléchante, mais elle offre tout de même une large fourchette d’opportunités. Outre la pratique privée, les jeunes professionnels peuvent se lancer à leur compte, se tourner vers la fonction publique ou encore, comme c’est notre cas, explorer le marché des contentieux d’entreprise.

C’est ici que Blue Bridge entre en scène. Nous y trouvons les avantages d’une entreprise structurée qui fonctionne avec un petit nombre d’employés. Cette seconde caractéristique est la marque distinctive de cette société. En effet, nous profitons d’une proximité significative avec nos dirigeants, d’un contrôle des dossiers, d’une grande variété dans les mandats qui nous sont attribués, d’une pratique tournée vers les entreprises et de la possibilité d’entrer directement en relation avec des professionnels issus de secteurs très divers.

Premièrement, au quotidien, nous avons le privilège d’avoir accès aux responsables des différents départements de Blue Bridge, des experts qui possèdent une expérience considérable. Nous pouvons compter sur eux pour répondre avec enthousiasme à toutes nos questions, ce qui nous garantit un apprentissage rapide et approfondi, tant sur le plan légal, qu’administratif et financier.

Deuxièmement, nous disposons de la confiance de l’ensemble de l’équipe ce qui nous assure le contrôle sur nos travaux et rendrait nos collègues des grands cabinets rouges de jalousie. En effet, nous suivons nos dossiers du début à la fin, et nous avons notre mot à dire sur toutes les étapes reliées à son évolution.

En résumé, nous nous forgeons une expérience considérable dans une multitude de domaines, que ce soit en matière corporative, administrative, de droit de l’emploi, des valeurs mobilières ou de droit international privé. En tant que professionnels en tout début de carrière, cette diversité est une véritable mine d’or, qui nous permet de préciser nos intérêts et nos objectifs à plus long terme.

Bien que la pratique en contentieux soit moins préconisée par l’université, les avantages qu’elle procure diffèrent très sensiblement de ce que proposent les grandes firmes d’avocats.

Nous avons la grande chance de vivre une expérience extrêmement enrichissante qui nous permet de développer des aptitudes inouïes dans divers domaines.

Article co-écrit avec Anne-Sophie McGall