Family Office 2.0 – Créateur de valeur…

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Family Office 2.0 – Créateur de valeur…

Alain E. Roch

Alain E. Roch, MBA

Président et chef de la direction

Alain.Roch@bluebridge.ca

A l’instar de Blue Bridge, les Family Offices sont devenus des joueurs importants dans la communauté financière et il n’est pas rare de les voir investir aux côtés des fonds de pension et autres investisseurs institutionnels.

Si à l’origine les Family Offices étaient principalement des structures destinées à gérer le patrimoine financier de dynasties aisées, aujourd’hui ils sont des créateurs de valeurs pour leurs clients, des investisseurs sophistiqués et des partenaires d’affaires incontournables lors d’investissements privés et d’opérations de M&E.

La typologie des Family Offices s’est également étoffée : si les Single Family Offices (SFO), représentant les membres d’une même famille, sont à l’origine de ce concept, aujourd’hui les Multi Family Offices (MFO), représentant plusieurs clients, sont de loin les plus nombreux. Il existe également des Embedded Family Offices (EFO) liés à l’activité professionnelle et/ou commerciale des familles.

Bien qu’il n’y ait pas de montant minimum pour créer son propre Family Office, les coûts liés à la gestion de patrimoine (rémunération des analystes et du back office, abonnement aux outils de recherches, inscriptions réglementaires, audits, etc.), à l’ingénierie patrimoniale (rémunération des professionnels, assurances professionnelles, etc.), à la gouvernance (compliance) et surtout à l’informatique et à la protection des données, militent en faveur d’un patrimoine familiale d’au moins 300 millions. Pour les patrimoines inférieurs, et pour les clients qui désirent profiter d’une économie d’échelle, ou pour les familles désirant s’appuyer sur des professionnels qui se maintiennent en permanence à la pointe de leurs expertises, les Multi Family Offices s’imposent.

Quelles que soient leurs formes, les Family Offices du monde entier géraient en 2018 un actif de plus de 4 000 milliards de dollars.

Pour répondre aux besoins de plus en plus complexes de leur clientèle, les Family Offices proposent aujourd’hui un ensemble de services se situant au croisement de nombreuses disciplines incluant la gestion de patrimoine, l’ingénierie patrimoniale, la gouvernance familiale, la philanthropie, etc.

Les Family Offices fournissent en outre des services consultatifs liés à des investissements privés (angel investment funds, hedge funds, venture capital funds, private equity funds, etc.), mais peuvent également s’engager directement dans des opérations de fusions et acquisitions.

De plus en plus, et en partie par désir d’un plus grand contrôle, de frais réduits et d’un rendement plus élevé du capital investi, les Family Offices investissent directement dans les entreprises. En conséquence, ils réduisent leurs investissements dans les fonds, en particulier les hedge funds, qui, ces dernières années, n’ont pas obtenu suffisamment de résultats pour justifier leurs frais élevés.

Selon le « Global Family Office Report 2018 » d’UBS, près de la moitié des Family Offices interrogés ont indiqué qu’ils avaient l’intention de faire des investissements plus directs en 2019.

Toutefois, les Family Offices doivent disposer des ressources adéquates et des bons professionnels, incluant les conseillers fiscaux et juridiques, les comptables, et autres spécialistes, pour comprendre et analyser les besoins afin de minimiser les risques et de maximiser la valeur des opportunités d’investissement direct.

Les Family Offices prennent des décisions d’investissement fondées sur une combinaison unique de considérations. Ces considérations incluent la nécessité de libérer des flux de trésorerie pour la distribution aux membres de la famille, des considérations fiscales qui peuvent inclure la planification fiscale intergénérationnelle et les dons planifiés philanthropiques, et des objectifs personnels qui reflètent les prédilections politiques, sociales et religieuses de la famille. Dans les Family Offices, ces considérations doivent être considérées et équilibrées par rapport aux différents intérêts concurrents de chacun des membres de la famille.

Les Family Offices sont généralement des investisseurs patients. Contrairement aux investisseurs en capital de risque et en capital-investissement qui ont un horizon de quatre à sept ans, les Family Offices ont généralement des horizons à plus long terme et recherchent davantage l’appréciation du capital à long terme.

Les Family Offices qui s’engagent de plus en plus dans des investissements directs attribuent des rôles importants aux jeunes générations de la famille. Ces milléniaux s’intéressent aux investissements directs dans les start-ups, y compris les start-ups dans les entreprises du nouveau millénaire engagées dans les services d’information, la FinTech, y compris les entreprises liées à la blockchain, l’intelligence artificielle (IA), la réalité artificielle (AR) et l’Internet des objets (IoT). Toutefois, les Family Offices, en raison de leur besoin de préservation de la richesse et de leur désir d’atteindre une valeur à long terme, s’intéressent également aux investissements conservateurs traditionnels dans l’immobilier, les infrastructures, les forêts et les terres agricoles.

Les milléniaux qui gèrent les Family Offices ont tendance à avoir une plus grande conscience sociale et une volonté de faire des investissements durables et d’impact. Plus que la plupart des gestionnaires traditionnels, les Family Offices examinent des questions telles que l’environnement, la pauvreté, l’accès à l’éducation, l’égalité des individus, etc.

A l’instar de Blue Bridge, les vrais Family Offices créent de la valeur pour leurs clients en les accompagnant dans l’atteinte de leurs objectifs afin d’avoir un impact positif sur leur famille et le monde dans lequel nous vivons.