Gestion active – l’antidote à la COVID-19 …

Gestion active

Gestion active – l’antidote à la COVID-19 …

Alain Roch

Alain E. Roch, MBA

Président et chef de la direction

Alain.Roch@bluebridge.ca

L’éternel dilemme entre gestion active et gestion passive ressurgit dans l’ombre de la crise sanitaire liée au COVID-19.

Rappelons-nous que la gestion active a pour objectif de surperformer le marché de référence (appelé “benchmark”) du portefeuille géré, et qu’à l’inverse, la gestion passive ou indicielle a pour objectif de répliquer fidèlement les performances d’un marché de référence.

Alors, pour quel type de gestion faut-il opter dans ces moments difficiles?

La crise du coronavirus a pris le monde de court, ébranlant les marchés financiers et la confiance des investisseurs. Les mesures de confinement et de distanciation sociale émises afin d’endiguer l’épidémie ont entraîné un fort ralentissement de l’économie en général, la vente massive d’actifs à risque, l’accroissement du risque de faillites dans certains secteurs d’activité, une hausse du chômage et beaucoup de volatilité sur les marchés. L’inévitable récession qui s’en suivra sera sévère et les conséquences de la crise pourraient durer, modifiant profondément les comportements et la dynamique du marché.

Dès lors, les investisseurs devraient se demander si, en optant pour une gestion passive bon marché, ils ne risquent pas de le payer cher, non seulement en raison des risques inhérents à l’investissement passif, mais aussi parce qu’ils pourraient manquer des occasions uniques d’adopter une approche active qualifiée.

Par exemple, l’indice S&P 500, qui a généré un rendement moyen de 12 % ces dernières années, a profité de mesures de stimulation monétaire telles que la réduction continuelle du déficit, la déréglementation de l’industrie, l’expansion du commerce international, la croissance de la population active et les innovations technologiques. Conséquemment à la pandémie, et à l’exception des innovations technologiques, ces facteurs ont perdu leur capacité à stimuler l’économie, ce qui désavantage les investisseurs passifs.

Après avoir écouté les sirènes de la gestion passive et des gestionnaires low-cost durant le dernier rallye haussier, les conseillers financiers se doivent désormais de revenir à la gestion active, plus apte à performer dans un environnement boursier émotif, volatile et exceptionnel.

Avec des processus rigoureux, une expertise dans des domaines ciblés du marché et de l’expérience pour reconnaître les possibilités, les gestionnaires de portefeuille actifs apportent beaucoup aux investisseurs.

Nouveaux paradigmes :

Une des raisons qui devrait inciter les investisseurs à privilégier la gestion active, c’est l’émergence de nouveaux paradigmes qui guideront les marchés ces prochaines années.

En effet, par définition, la gestion passive ne peut pas s’adapter rapidement. Elle ne fait que refléter la réalité actuelle du marché. Si le prix du pétrole s’écroule, comme c’est le cas depuis le début de la pandémie, le poids de cette énergie fossile dans un fonds indiciel va décroître naturellement, sans analyse, sans réflexion, sans anticipation sur une éventuelle reprise et sans tenir compte des énergies alternatives qui pourraient en profiter pour le détrôner.

Un autre exemple est la dépendance à l’égard des décideurs politiques. La dernière décennie a été difficile pour l’allocation active car les marchés se sont moins basés sur les fondamentaux et plus sur les liquidités injectées par les banques centrales. Si les décideurs politiques sont toujours susceptibles d’être un moteur important des marchés, notamment avec les mesures de relance monétaire et budgétaire sans précédent qui ont suivi la crise du coronavirus, certains actifs devraient s’en sortir mieux que d’autres pendant la reprise, ce qui ouvrira la voie à des décisions d’allocation active.

Alors que les investissements passifs s’appuient sur les anciens paradigmes, les investissements actifs peuvent s’adapter aux nouveaux.

Les investissements passifs, par définition, sont basés sur le passé et non sur le futur. Seule une gestion active peut anticiper et s’adapter au nouvel avenir.

Dans l’ADN de Gestion de patrimoine Blue Bridge

La sélection de gestionnaires actifs fait partie de l’ADN de Blue Bridge. En effet, depuis près de 20 ans, l’essentiel des portefeuilles de Blue Bridge est géré activement et notre équipe de gestion sélectionne dans le monde entier des gestionnaires susceptibles de comprendre les tendances de marchés et de battre leur indice de référence.

Prenons à titre d’exemple, le fonds Guardian Fundamental.  Son fonds Guardian Fundamental Global Equity Fund I, géré par son équipe de Londres, en Angleterre, que nous avons présenté lors du webinaire Blue Bridge-les affaires « Investir dans un monde à hauts risques », génère, en date du 8 septembre, une performance année à ce jour (YTD) de +5,39%, soit plus de 4% en-dessus de son indice de référence. Sur une période de 5 ans, la performance annualisée de ce fonds est de 15,48%, soit 5,74% au-dessus de son indice de référence chaque année…

Ne laissez pas les indices passifs vous guider…