La tentation de la spéculation

La tentation de la spéculation

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Philippe Jacques

Stagiaire, Investissements

Philippe.Jacques@bluebridge.ca

Dans le monde de l’investissement, il existe une infinité d’actifs financiers et de stratégies dans lesquels investir. Le choix de ceux-ci dépend de plusieurs facteurs, dont l’horizon de placement[1]. Un investisseur ayant un horizon de placement de moins de 3 ans (court terme) aura des besoins bien différents que ceux d’un investisseur prévoyant investir sur une période de 3 à 8 ans (moyen-terme) ou encore sur plus de 8 ans (long-terme).

La tentation de spéculation et le raisonnement à long terme

Lorsque l’on investit à court terme, il est important de ne pas tomber dans le piège de la spéculation et des risques associés à ceux-ci. En effet, la tentation de spéculer à la bourse est souvent présente, spécialement lorsqu’elle est en croissance depuis plusieurs années. Pour bien comprendre les risques associés à la spéculation, il suffit de la comparer avec les investissements à long terme. Le premier point à prendre en considération concerne les probabilités de hausse et de baisse. En effet, les probabilités d’observer la hausse d’un actif sont plus élevées à long terme qu’à court terme, ce qui joue en faveur de l’investisseur à long terme.

En plus de défier les probabilités, un spéculateur prend également un risque par rapport à la vitesse de convergence du prix de l’actif vers sa valeur réelle. En effet, le spéculateur mise sur la valorisation de l’actif avant la fin de son investissement. Alors que l’investisseur axé sur le long terme n’est pas exposé à ce risque. Ainsi, pour un même rendement espéré, l’investisseur à long terme est exposé à moins de risque.

Un troisième élément différenciateur entre le spéculateur et l’investisseur à long terme est le contrôle du moment de la vente. En raison de ses besoins de liquidités à court terme, le spéculateur peut parfois se retrouver à vendre au mauvais moment. Prenons l’exemple des différentes crises financières qui sont survenues dans le passé et qui ont parfois duré plusieurs années. Ainsi, un spéculateur pourrait être contraint de vendre ses actifs financiers durant un creux de marché et ainsi cristalliser ses pertes. Contrairement à l’investisseur long terme qui lui aura le choix d’attendre ou de vendre.

L’investissement à court terme ne consiste pas seulement à spéculer

Ces trois raisons justifient l’utilisation de véhicules financiers peu risqués lorsqu’il est question d’investissement à court terme telles que des obligations ou le marché monétaire. Bien entendu l’horizon de placement n’est pas le seul élément à prendre en compte avant d’investir. Il est important également tenir compte des objectifs de placements ainsi que le profil de risque de l’investisseur. Ces trois concepts sont entremêlés lorsque vient le temps de construire un portefeuille. C’est pourquoi une bonne planification financière est de mise avant d’investir.

[1] On entend par horizon de placement : période durant laquelle l’investisseur entend placer son argent et le faire fructifier, pour enfin le reprendre. Voir (http://bit.ly/horizondeplacement)