La planification successorale est-elle un luxe?

La planification successorale est-elle un luxe?

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Edward Walecki

Directeur des relations clients Europe

edward.walecki@bluebridge.ca

Une étude menée par Accenture évalue qu’à l’heure actuelle, plus de 12 trillions de dollars en actifs financiers et non financiers sont en voie d’être transférés de la génération silencieuse à celle des baby-boomers. Au cours des trente à quarante prochaines années, 30 trillions de dollars supplémentaires seront légués par les baby-boomers à leurs héritiers des générations X et Y. Au point culminant, entre 2031 et 2045, 10 % de la fortune totale des États-Unis passera d’une génération à l’autre à intervalles de cinq ans.

La planification successorale est incontournable pour les gens qui souhaitent s’assurer que leur famille et leurs proches ne manqueront de rien après leur décès. Il s’agit d’un processus juridique permettant de structurer la distribution des actifs actuels et des actifs projetés.

Mieux vaut tôt que tard

L’importance d’un plan successoral élaboré en bonne et due forme n’est pas à sous-estimer. Toutefois, les études montrent que la plupart des gens n’ont entrepris aucune démarche de planification pour leur succession. Le plus souvent, ils se défendent en affirmant qu’ils « ne sont pas encore rendus là ». Ils négligent la planification de leur succession pour esquiver le sujet de la mort ou tout simplement parce qu’ils croient que le moment n’est pas encore venu… souvent jusqu’à ce qu’il soit trop tard. Négliger la planification pourrait causer des problèmes nuisant aux biens qu’ils ont acquis au cours de leur vie et, en dernière instance, à leurs héritiers.

La planification n’implique pas seulement les actifs financiers. Une foule d’autres questions doivent être abordées d’une façon pouvant parfois sortir des cadres établis.

Le UBS Global Family Office Report (rapport mondial sur les bureaux de gestion de patrimoine d’UBS), publié en 2016, a révélé que la priorité des bureaux de gestion de patrimoine était de mettre en œuvre un véritable plan successoral. On estime que 69 % d’entre eux vivront une transition générationnelle au cours des quinze prochaines années. Néanmoins, parmi ce nombre, seule la moitié a mis en place un plan successoral, alors que l’autre moitié n’est pas pleinement préparée à la succession.