Le tour du monde en 80 secondes…

Le tour du monde en 80 secondes…

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Alain E. Roch, MBA

Président et Chef de la Direction

Alain.Roch@bluebridge.ca

Le tour du monde en 80 secondes…

Où Blue Bridge explique sa surperformance

La Bourse canadienne a connu une année 2015 difficile, essentiellement à cause des faiblesses observées en Chine et du plongeon des prix du pétrole brut.

Alors comment expliquer que les clients canadiens de Blue Bridge, dont le portefeuille est géré de manière équilibré, obtiennent un remarquable 14 % au 31 décembre ?

La baisse du dollar canadien, consécutive à la dégringolade du cours du pétrole, n’était pas nécessairement une mauvaise nouvelle pour un gestionnaire averti.  Compte tenu de notre méthodologie qui consiste à sélectionner les meilleurs gestionnaires du monde, il suffisait à notre équipe d’investissements, menée par l’ancien responsable du fond de pension nord-américain de Rio Tinto, Frederick Castonguay, de changer de classe de fonds et de passer à la classe USD et sans impact fiscal, pour profiter du recul du dollar canadien.

Ceci dit, la vente des fonds couvrant les marchés émergents et la surexposition aux Hedge funds, corrélée à une sous-exposition aux revenus fixes, expliquent aussi la performance de nos clients…

Où Blue Bridge regarde plus loin

Il n’est pas très difficile de prévoir que le cours du pétrole restera bas, avec une volatilité qui dépendra de la vigueur du dollar US, du niveau annoncé des réserves, des développements géopolitiques au Moyen-Orient et de la volonté d’éliminer certains producteurs en maintenant le prix du baril à son niveau actuel…

Mais d’autres enjeux autrement plus pernicieux et durables inquiètent nos clients et doivent être intégrés pour le long terme dans nos réflexions et dans la construction d’un portefeuille patrimonial. Le monde est confronté à de multiples crises : économique, sociale, urbaine…, mais c’est la mutation environnementale qui aura le plus de répercussions sur l’économie, l’agriculture, la stabilité politique, les migrations, l’accès à l’eau… De plus, les changements climatiques vont avoir d’énormes impacts sur nos infrastructures : nous parlons ici de ponts, de routes, de bâtiments, de lignes à haute-tension, de tours de communications, d’égouts pluviaux et sanitaires, etc.

De manière plus pragmatique, les dommages physiques plus importants, provoqués par les catastrophes climatiques telles que les inondations ou les tempêtes, auront des répercussions sur l’équilibre financier des assureurs et sur la valeur financière des actifs.

La science prévoit que pour limiter les dégâts, le climat ne doit pas se réchauffer au-delà de 20 C par rapport à l’ère industrielle. Afin d’atteindre cette cible, on estime que les deux tiers des réserves connues en énergie fossile doivent rester enfouis. Or, la valeur des sociétés de ce secteur est basée sur la totalité de leurs ressources, même si la majorité de leurs richesses devait rester inexploitée. Cette bulle menace de se dégonfler à moyen ou long terme. Ce ne sont pas seulement des écologistes qui le préviennent, mais aussi des investisseurs comme le groupe Risky Business, formé d’ex-secrétaires du Trésor américain, dont Henry Paulson. D’autres grands fonds, comme le Rockefeller Brothers Fund, délaissent carrément ce secteur. Cependant, la transition énergétique vers une économie faible en carbone coûtera cher, et plus on attendra pour faire les changements, plus la charge financière sera élevée.

Dans ce contexte, il faudra dorénavant inclure dans nos critères d’analyse et d’évaluation, le degré d’exposition des entreprises à tous ces risques financiers liés aux changements climatiques.

Malgré tout, des occasions d’affaires se présenteront et, à n’en pas douter, les changements climatiques vont en amener de nouvelles, orientées je l’espère vers des modèles de gestion plus écologiques, dans des régions ou des secteurs industriels innovants. Restons vigilants !

Bonne année chers lecteurs, à vous et à vos proches…