Les Iles mystérieuses

Les Iles mystérieuses

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Alain E. Roch, MBA

Président et Chef de la Direction

Alain.Roch@bluebridge.ca

Les Iles mystérieuses

Où Blue Bridge explique sa performance

D’emblée, je vous le dis, je n’ai pas su prédire le Brexit et je n’ai pas cru aux chances de Monsieur Trump… A cela s’ajoutent 3 constats :

  1. A l’instar des firmes de sondages, je ne connais plus le monde réel dans lequel j’évolue. Malgré ou à cause de l’omniprésence de l’information, je ne suis plus capable d’avoir une image claire et réaliste de mon environnement…
  2. Les gros coups de gueule populistes n’ont eu qu’un effet négatif à court terme sur les bourses mondiales. Le dernier en date se concrétisant lors des élections américaines a même permis de battre quelques records boursiers…
  3. La capacité d’adaptation devient la qualité première, comme individu, mais également au niveau de la gestion de patrimoine…

Dans ces circonstances, l’allocation tactique des actifs prend tout son sens et le recours aux ETF devient utile. Il ne s’agit pas de prôner la gestion passive, mais bien au contraire d’utiliser tactiquement et à court terme ces répliques d’indices afin de cristalliser à peu de frais un effet de marché. Là réside une des forces de notre équipe dirigée par Frederick Castonguay, CFA, chef des investissements.

Où Blue Bridge regarde plus loin

La victoire de Donald Trump à l’élection présidentielle américaine pourrait bien provoquer un mini boom économique. Si on s’en tient aux promesses électorales, le taux de taxation pour les entreprises pourrait passer de 35 à 15 %, créant potentiellement un impact significatif sur le rendement des actions. De plus, son projet de « révolution fiscale » pourrait accroître le PIB d’environ 1,5 %, ce qui pourrait mener la croissance économique annuelle américaine à une valeur se situant entre 3 % et 3,5 % l’an prochain et provoquer une remontée du dollar américain. Enfin, son programme de dépenses d’infrastructure s’élevant à 500 milliards de dollars pourrait avoir un impact positif sur l’économie.

Avec une telle croissance espérée, la Réserve fédérale (FED) sera obligée d’accélérer la hausse des taux d’intérêt afin d’aligner correctement la politique monétaire à la politique fiscale. La dernière fois que nous avons observé cette combinaison de politique monétaire rigoureuse et de politique fiscale avantageuse, c’était dans les années 80, sous la présidence de Ronald Reagan qui allégeait la charge fiscale alors que Paul Volker augmentait les taux afin de juguler l’inflation. On connait le résultat : l’inflation a été vaincue au prix d’une lourde récession qui a eu un impact sur toute l’économie mondiale. En 2017, nous pouvons donc nous attendre à un mini boom économique potentiel aux États-Unis, une situation proprement inimaginable il y a 2 ans, mais attention au retour de bâton !

Cette embellie pourrait être de courte durée si les craintes de voir les États-Unis devenir de plus en plus protectionnistes s’avèrent justifiées. Dès lors, il faudra inclure dans nos analyses un risque inflationniste accru, un ralentissement de la croissance et une baisse des bénéfices des entreprises.

En termes de Marchés émergents (EM), nous restons sceptiques. Certes en Chine, l’environnement s’est amélioré depuis août 2015, mais il reste un souci majeur du côté de l’endettement global et le discours protectionniste de Trump pourrait s’avérer dommageable pour ces marchés qui resteront très volatiles. Les investisseurs devront tenir compte de ces possibilités de «replis insulaires», comme autant d’îles mystérieuses, sources potentielles de dangers.

Bonne année chers lecteurs, à vous et à vos proches.