Le doute raisonnable

Le doute raisonnable

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Alain E. Roch, MBA

Président et Chef de la Direction

Alain.Roch@bluebridge.ca

Le doute raisonnable

Voilà qui est fait : depuis le 20 janvier, le nouveau président des États-Unis d’Amérique est entré officiellement en fonction pour quatre ans. Au vu de nos activités, de notre quotidien, de notre vision de l’avenir et de notre implication de chaque instant pour préserver les intérêts à long terme de nos clients, il convient ici d’énoncer quelques réflexions qui nourrissent notre doute raisonnable.

Comme ses alter egos européens, en bon populiste, monsieur Trump est un grand producteur d’annonces fracassantes. Si ces affirmations ont bien un effet immédiat, leurs conséquences restent à questionner sur une période plus longue. En effet quelles sont les marges de manœuvres réelles du nouveau président en termes de politique intérieure et internationale ? Il ne me semble pas du tout assuré que la technostructure américaine et même les élus du parti majoritaire soient prêts à faire tout et n’importe quoi. Nous en constatons déjà les remous ces jours-ci.

Passé le moment de grâce qui suit une élection aussi tonitruante, le réel a tôt fait de se rappeler aux politiques… et aux investisseurs.

J’ajoute que les grands acteurs de l’économie mondiale ont leurs propres stratégies fiscales et financières, et que la défense de leurs intérêts peut peser de tout leur poids sur les décisions effectives de la Maison Blanche.

Comme je l’écrivais dans notre dernier numéro, une politique fiscale avantageuse peut produire des effets vertueux mais elle sera inévitablement liée à une politique de taux d’intérêts en hausse. Et j’ajoutais : « attention au retour de bâton ! ». Citons également le vif débat qui oppose déjà la présidente de la Fed et Monsieur Trump.

Alors, que ce président soit la marionnette de tel ou tel groupe de pression ou, au contraire, qu’il en impose à tous les corps constitués, nous devons rester vigilants parlant d’une telle puissance politique et économique. Je remarque simplement que l’autoritarisme n’est pas l’autorité.

Suivre le mouvement ? Sûrement pas. Anticiper ? Bien entendu. Avec, comme toujours, un coup d’avance et une solution de secours, avantage certain quand, à la manière des philosophes et des juristes nous gardons à l’esprit une place pour le doute raisonnable.